A l’instar
de Janis
Joplin,
les 13th Floor Elevators quittèrent leur Texas d'origine
pour San Francisco, terre promise en cette année 1966.
Ce premier opus,
bien qu’enregistré à Dallas avant leur départ,
s’impose comme l’un des plus représentatifs de l’acid rock :
première utilisation du terme psychedelic dans un
album de rock, graphisme aux formes ondoyantes et colorées,
mixture musicale concoctée
par le guitariste-chanteur illuminé Roky Erickson,
et par Tommy Hall, étudiant en chimie
passionné de mystique orientale.
Dès le premier titre You’re gonna miss me
- devenu culte depuis - ,
l’auditeur est saisi par les glouglous de la cruche d’argile
électrifiée conçue par Tommy Hall : ces effets sonores caractériseront
à jamais la musique
des 13th Floor Elevators.
Sont offertes en bonus sur la réédition de 2003, les reprises
live et démoniaques de You really got me,
Gloria, et Everybody needs somebody to love,
dans des interprétations qui relèguent les versions originales
au rang de berceuses pour nouveaux-nés. |