Fillmore : the Last Days
1972

X

Au milieu des années 60, le Fillmore, basé à San Francisco, devient sous la conduite de Bill Graham
le temple du rock psychédélique.
Seulement concurrencé par l’Avalon Ballroom,
le Fillmore abrite alors les shows de Grateful Dead, Jefferson Airplane, Janis Joplin,
Quicksilver Messenger Service et tous les autres,
et s’affirme, au delà de la musique,
comme un des pôles magnétiques de la contre-culture.
En confiant la réalisation de ses affiches de concerts
aux meilleurs graphistes du mouvement (Wes Wilson, Rick Griffin, Wilfred Weisser, …), Bill Graham contribue à la dissémination de cet art graphique nouveau, qui éclabousse les murs de couleurs, de formes végétales et de lettrages plus illisibles les uns que les autres.

Mais rien ne dure toujours,
et le psychédélisme, qu’on croyait à son lever de soleil,
est déjà à son crépuscule.
Au Festival d’Altamont, le 6 décembre 1969,
le paradis est définitivement perdu et vire à l’enfer
quand les Hell’s Angels poignardent un jeune Noir pendant que les Rolling Stones, Majestés Sataniques,
chantent sur scène Sympathy for the devil.
Le même mois, Charles Manson,
leader halluciné et charismatique d’une communauté hippie, est arrêté pour le meurtre sauvage de Sharon Tate
et de quatre autres personnes.
L’année suivante, Jimi Hendrix et Janis Joplin rejoindront les étoiles, suivis de près par Jim Morrison qui en 1971 trouvera son ultime refuge au Père-Lachaise à Paris.
Les Beatles ne sont plus. « Dream is over » : le rêve est fini, prévient John Lennon. Le réveil sera dur, et la gueule de bois sévère. Une époque s’achève, sur laquelle comme au Fillmore, qui ferme ses portes le 4 juillet 1971,
le rideau tombe.

   

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