Hyperclean

Ovni de la pop frenchie, Hyperclean, que l’on aura pu remarquer sur les premières parties de Brigitte Fontaine, Katerine ou encore les Wampas, a sorti son deuxième album intitulé “Tata” en mai 2009.
“La joyeuse bande, téléportée d’un trip 60 sous acide, menée par le fou montreuillois Frédéric Jean Artiste, nous présente un nouveau tour de chant surréaliste sous forme de bal psychédélique.”

Groupe de scène par excellence, Hyperclean multiplie les tournées depuis ses débuts, drainant un public fidèle de plus en plus nombreux qui apprécie les shows improvisés en perpétuelle réinvention de son chanteur Frédéric Jean, créateur d’ambiances tour à tour déchaînées ou intimistes, épaulé par la virtuosité des autres musiciens du groupe. Cette présence scénique particulière, fortement teintée d’humour à la fois subtil et insolent, a permis à Hyperclean d’assurer régulièrement les premières parties d’artistes évoluant dans un registre souvent aussi décalé que le leur, tel Brigitte Fontaine (en 2004) ou Philippe Katerine et Les Wampas (en 2006), ou encore Jacques Higelin, Magyd Cherfi, JP Nataf et La Grande Sophie.

L’univers d’Hyperclean est un inventaire farfelu de personnages improbables et d’animaux divers tout droit sortis de l’imaginaire décalé, en teintes contrastées rose et noir, de Frédéric Jean : le ronronnement du chat y côtoie une tante sadique, un papi ressuscité, des cigarettes fugueuses, des singes de Tarascon, des côtes de porc et autres poulets ou lapins. À travers ses chansons acidulées, tout comme musicalement parlant, Hyperclean est clairement l’héritier des trublions yé-yé des années 1960, tel Serge Gainsbourg, Nino Ferrer ou Jacques Dutronc. La musique est faite de riffs de guitare, rythmes enlevés, mélodies, et chœurs à fortes intonations pop. Les membres du groupe aiment d’ailleurs arborer sur scène une dégaine très sixties, faite de costumes dépareillés et d’instruments d’un autre âge (notamment les claviers Fender Rhodes et Hammond de Ludovic Dulac).

Hyperclean tire aussi parti du large horizon musical de ses membres, qui mènent des projets parallèles nombreux : Julien Gasc a fondé Momotte et sa bossa triturée. Frédéric Jean et Benjamin Glibert font partie du collectif Ueh qui a tourné aux États-Unis en août 2004, parrainé par le groupe japonais Acid Mothers Temple. Julien Barbagallo s’est lancé dans son projet solo Lecube, dans un registre folk délicat, et a monté le groupe Paul Stuart and the Sweet Powerpack, aux teintes pop intimistes (tous deux signés sur le label belge Top 5 Records). On peut aussi évoquer Ray Vasco and the Crocodiles et son rock garage, ou Wiedervereiningung et ses accents jazzy, autres groupes des membres d’Hyperclean. Chacun apporte ainsi ses diverses influences aux chansons d’Hyperclean, qu’il est donc difficile de réduire à un seul genre bien tranché.

Hyperclean, qui tournait en écoulant sa maquette autoproduite lors de ses concerts, s’est fait repérer par Éric Neveux du label Microbe, qui les a signés sur son label en 2005. Devant l’ampleur du succès du groupe, Microbe a transféré ses droits envers le groupe à une major du disque qui a réédité l’album Hyperclean sous le label Warner début avril 2006.

Le deuxième album du groupe est sorti en mai 2009, sur le label Jackslams, le label des producteurs Alexandre Ignaczak et Frantz Steinbach. Intitulé “Grand Tata” mais également “Revue Melodramatique n°2″ (il n’y a pas de n°1), ce disque est accompagné d’un petit livre de 52 pages.

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Les CD ci-dessus sont disponibles dans les bacs du secteur Musique de la Bibliothèque de Montreuil.
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