SLuG

Nourri de jazz, de rock, de pop et d’électro, le groupe donne du fil à retordre aux amateurs d’étiquettes bien délimitées. Et pour cause : Himiko Paganotti (chant) et Manu Borghi (claviers) ont fait leurs armes au sein de Magma, et John Trap, leur acolyte, cultive son imaginaire à grand renfort de songwriting inspiré depuis près de quinze ans.
Hors normes, et donc forcément hors limites, SLuG ouvre les portes d’un monde féérique où se bousculent Eels, Portishead et John Williams. Une terra incognita aux parfums familiers, à découvrir et à s’approprier.
(Thomas Rozec)

SLuG est beaucoup plus qu’une simple formation : c’est en premier lieu l’histoire d’une belle rencontre, d’abord virtuelle grâce aux tuyauteries complexes de l’Internet, puis réelle, entre humains en chair et en os. On s’échange des fichiers, la musique éclot, voici une première composition, puis une deuxième et finalement tout un album. Une belle synergie, au point qu’à l’heure de sa sortie, son successeur est déjà en chantier. Drôle de processus créatif, un peu magique, qui n’est peut-être pas sans rapport avec les mystères de la forêt d’Huelgoat dont est originaire l’étrange John Trap.
Cet artisan vaguement sorcier des sons a décidé en août 2008 d’unir ses forces créatrices et ses inventions sculptées à coups de guitare et de samples (qu’il collectionne tel un forcené) à celle de deux artistes en provenance d’une planète quasi mythique, Emmanuel Borghi (claviers) et Himiko Paganotti (chant). Ceux-ci, qui venaient de quitter le navire Magma ressentaient le besoin d’orienter leur duo Paghistree vers de nouvelles aventures et de foncer tête baissée vers ce qu’ils voyaient comme une renaissance.
Ainsi naquit SLuG, drôle de limace qui fascine les trois complices au point qu’une composition lui sera dédiée, et qui n’a probablement pas fini de faire parler d’elle.
Grâce au label belge Off, le trio Trap Paganotti Borghi propose ainsi son premier disque, un vrai moment de grâce. Onirisme, invention, magie, enfance, peur et monstres : tel serait un premier inventaire de ses trésors colorés. Il ne reste qu’à se laisser emporter dans cette drôle de forêt enchantée et à apprécier la musique pour ce qu’elle est : une source d’émerveillement, un acte d’innocence au sens premier du terme.
Une électro-pop haut de gamme avec laquelle il faut désormais compter.

SLuG opte résolument pour la forme « chanson ». Les compositions (au nombre de onze) sont d’assez courte durée, et font l’objet de la part de leurs créateurs d’un soin attentif. Comme à son habitude, Trap multiplie les interventions malignes et les effets sonores par-delà ses accords de guitare (acoustique ou électrique), tandis que Borghi déploie ses claviers et s’épanouit dans ces atmosphères bariolées.
Quant à Himiko Paganotti, elle s’affirme au premier plan et peut enfin exprimer son talent – impressionnant – sans frein.
Cerise sur le gâteau, elle s’exprime dans un anglais impeccable, ce qui est rare dans le petit monde hexagonal et constitue pour le groupe, dont le rayonnement potentiel dépasse nos frontières, un atout de première importance. On mesure ici l’étendue de son registre, très chaud, du grave à l’aigu et qui renferme de belles promesses pour l’avenir.
« Speed and joy » est à cet égard un modèle du genre ; elle joue de sa voix avec la plus grande facilité pendant que Trap zèbre le ciel de grands éclairs de guitare directement importés d’un heavy metal dont il continue de se nourrir.
Les membres du trio hésitent à citer telle ou telle influence, préférant insister sur le besoin d’élaborer des atmosphères dont les origines ne sont pas exclusivement musicales : elles peuvent aussi trouver naissance dans chaque instant de la vie. Ou dans le cinéma, qui est leur passion commune. Ainsi de « Shelter », inspiré de La Nuit du chasseur ou de « My Dear Hunter », inspiré par The Deer Hunter, de Michael Cimino, dont on retrouve d’ailleurs quelques samples.

SLuG a tout d’un grand et pourrait bien être la bonne surprise de ces prochaines années : voici en effet un disque très élaboré, sans temps mort, plein de trouvailles, et par ailleurs annonciateur de concerts, futurs moments de belle liberté inventive où l’improvisation tiendra une plus large place. Pour l’occasion le trio se muera en… quintet avec l’appui de Gabriel Dilasser à la basse (en provenance de la sphère John Trap) et d’Antoine Paganotti à la batterie.
(Article reproduit avec l’aimable autorisation de l’auteur Denis Desassis. Retrouvez cet article en intégralité sur le site Citizen jazz)

2012 : Namekuji
Un second chapitre pour Slug qui revient cette année avec un second album. Enregistré dans les studios Radio France avec l’aide de Bruno Letort, Slug “nouvelle formule” s’enrichit de la présence de Bernard Paganotti à la basse et de Constance Amiot à la guitare. Au programme de ces 14 titres, des trouvailles sonores, de la créativité, des climats et ambiances musicales qui incitent au rêve, au voyage. Loin de styles musicaux formatés, Slug développe son univers musical riche d’influences variées où l’identité musicale et personnelle de chacun contribue à enrichir le collectif. Slug est incontestablement un groupe collectif d’une grande musicalité.

Retrouvez la chronique de l’album Namekuji sur le site Chromatique.net

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Pour en savoir plus sur les montreuillois de Slug

Himiko Paganotti commence à chanter au sein du groupe Touré Touré aux côtés de Daby Touré (musique sénégalaise) en 1995. Parallèlement, elle rejoint le groupe aux influences pop-rock, Monkey Toon, qui deviendra son premier projet en tant que chanteuse lead, dans lequel elle composera des chansons en anglais.
Elle collabore avec de nombreux artistes, Ousmane Touré Kunda (sénégal), Sixun (fusion), Rido Bayonne (world music), Patrick Gauthier (jazz rock), Régis Ceccarelli (jazz), 13NRV(funk), Juan Rozoff (funk), Coco M’Bassi (Acoustique / Afro-beat / Nu-Jazz Cameroun)/ Nguyên Lê ( jazz-rock fusion)…
De 2001 à 2008, elle intègre le groupe Magma. En 2004, elle monte également Paghistree, une formation électro-pop avec le pianiste Emmanuel Borghi, le bassiste Bernard Paganotti et le batteur Antoine Paganotti.
Toujours en collaboration avec Emmanuel Borghi, elle monte HP Soul System, répertoire de reprises soul funck R&B avec le Batteur Daniel Jeand’heur et le bassiste Greg Théveniau… Récemment, “Paghistree” rencontre John Trap…ils se transforment en “SLUG”……

Le CD de Monkey Toon est disponible dans les bacs du secteur Musique de la Bibliothèque de Montreuil.
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Emmanuel BORGHI débute sa carrière au milieu des années 80 en travaillant avec des musiciens de jazz tels que Simon Goubert, Jean-Philippe Viret, Jean-Michel Couchet ou Yves Brouqui.
De Mai 1987 à Février 2008, il collabore avec le batteur-compositeur Christian Vander dans de nombreux projets : OFFERING, Christian Vander Trio, Christian Vander Quartet, Simon Goubert Septet, Magma, Alien Quintet (avec Benoit Widemann).
Parallèlement à cela, Emmanuel BORGHI accompagne des musiciens tels que Steve Grossman, Stafford James, Sara Lazarus, Stefany Crawford, Sunny Murray, Peter King, Yannick Rieu, Sonny Simons, Eric Lelann, Roger Guerin, Michel Zenino, Lionel et Stephane Belmondo, Charles Bellonzi, Gilbert Rovere… En 1996, il s’installe à Mâcon , intègre le « COLLECTIF MÛ » et commence à travailler sur un projet de musique électrique : « ONE SHOT ».
Le groupe est composé de deux membres de la nouvelle formation de MAGMA (Philippe Bussonnet à la basse et James Mac Gaw à la guitare) ainsi que du batteur Daniel Jeand’Heur.
En 2001, il se joint à « NHX », groupe d’électro-jazz expérimental fondé par le saxophoniste Gaël Horellou.
Aujourd’hui, Emmanuel Borghi partage son temps entre ces différents orchestres et SLuG, avec la chanteuse Himiko Paganotti.

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Les CD de NHX avec Emmanuel Borghi sont disponibles dans les bacs du secteur Musique de la Bibliothèque de Montreuil.
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4 commentaires ↓

#1 Richard M on 05.22.12 at 9:49

SLuG sera en concert le mardi 19 juin 2012 à 20:30 Au Café de la Danse – 5 Passage Louis philippe 75011 Paris – M° Bastille – Tel : 01 47 00 57 59 – contact@cafedeladanse.com

le groupe SLuG sera en concert le 19 juin au Café de la Danse pour la sortie de leur 2ème album Namekuji (Signature/Harmonia Mundi), une production Radio France.

Himiko Paganotti, chant.
Emmanuel Borghi, claviers.
Constance Amiot, guitare.
… Antoine Paganotti, batterie.
Bernard Paganotti, quitare basse.

En 2001, la chanteuse Himiko Paganotti et le pianiste/clavier Emmanuel Borghi se rencontrent au sein du groupe Magma et deviennent très vite inséparables. En 2008, ils décident de quitter Magma pour voler de leurs propres ailes et se consacrer à leurs projets. Leurs influences vont de Peter Gabriel à Amon Tobin, Boo-Ya Tribe ou Robert Wyatt…
Vient alors la rencontre avec John Trap, songwriter qui leur propose une collaboration sur un des ses titres… SLuG est né !
Un premier album éponyme sort en septembre 2009. Les Inrocks évoqueront notamment Portishead, Kate Bush, Laurie Anderson ou même Tim Burton pour définir leur musique.
De janvier à juillet 2011 sont enregistrés et mixés à Radio France les quatorze titres de leur second album Namekuji.
SLuG est un groupe étonnant, qui cultive avec dextérité les contrastes sonores jouant avec les esthétiques pop, électro, jazz, gospel et rock.

http://fr.myspace.com/slug-namekuji

#2 jacques Dor on 05.01.12 at 12:02

il faut tellement d’années et de patience pour voir, parfois, les vrais talents arrivés à leur vraie place : avec Slug il est temps, largement temps !
j’adorrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrre !

#3 Richard M on 04.01.10 at 12:39

Il faut ABSOLUMENT voir ce groupe sur scène.
L’énergie y est décuplée, un moment magique à vivre tant les compositions sont riches, et les musiciens doués.
Ne les rater pas !!
Votre modérateur Richard

#4 Richard M on 03.16.10 at 12:48

Le Vendredi 26 mars 2010 à 21:00
Concert au Triton – Festival “Les Enchanteuses”
Au Triton
Métro : Mairie des Lilas.

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